Nous avons compilé les réponses aux questions fréquemment posées, afin de vous aider à naviguer et à optimiser votre expérience avec AidGBV. Que vous soyez à la recherche de conseils, d'informations ou d'assistance, cette page est conçue pour vous apporter les éclaircissements dont vous avez besoin.
Oui. Le développement d'AidGBV fait partie du Gender Based Violence Research Program (GBV-RP), un programme de recherche porté par l'Institute for Gender Equality and Disability du CRIC, qui combine la réflexion, la recherche et le dialogue afin de penser et d'agir face aux violences basées sur le genre au Cameroun (gbv-rp.colibri-cric.org).
Les données probantes fournies par ce programme ont permis de nourrir ce projet d'application. La conception de cette application web et mobile a été réalisée par les chercheurs de l'Institute of Technology and science Applications for Development (ITAD) (itad.colibri-cric.org) dans le cadre du Digital Solutions for Social Good Lab.
AidGBV est portée par une équipe interdisciplinaire de deux unités de recherche du CRIC : l'Institute of Technology and science Applications for Development (ITAD) et l'Institute for Gender Equality and Disability.
AidGBV est créé en collaboration avec des personnes ayant subi des violences de genre et avec des professionnels. L'équipe a travaillé avec des personnes touchées par les violences basées sur le genre, a enquêté et fait des recherches de terrain depuis 2022 pour comprendre comment une application web et mobile, intégrant un chatbot, peut aider et quel type d'aide elle peut apporter.
Aidgbvbot est un chatbot anonyme et confidentiel, disponible 24h/24 et 7j/7, qui peut gérer diverses tâches comme répondre à des questions, donner des recommandations, offrir une assistance et avoir des conversations de type humain avec les utilisateurs. Il est conçu pour comprendre et répondre à vos questions de manière naturelle et utile.
Les créateurs du chatbot AidGBV ont travaillé en étroite collaboration avec des professionnels des violences basées sur le genre, ainsi qu'avec des personnes ayant subi ce genre de violences, afin de vous apporter le soutien dont vous avez besoin.
Aidgbvbot peut :
Oui. Si vous vous inquiétez pour quelqu'un, Aidgbvbot peut vous conseiller sur la manière de l'aider. Il vous suffit de lui demander : « Comment puis-je soutenir mon ami, mon proche, un collègue ? ».
Aidgbvbot est multilingue, principalement le français et l'anglais. Demandez-lui : « Quelles langues parles-tu ? » ou commencez simplement à écrire dans votre langue préférée.
Aidgbvbot est conçu en étroite collaboration avec des victimes et des professionnel·les des secteurs de la justice, de la santé et du social. Contrairement à d'autres chatbots et outils d'IA qui apprennent de tout ce qui est disponible sur Internet, Aidgbvbot est orienté par des ressources fondées sur les données probantes, afin de proposer des informations adaptées au pays et des conseils pratiques pour aider les personnes à trouver du soutien en toute sécurité et de manière anonyme.
Pour le former avec des connaissances de la plus haute qualité, nous nous appuyons, entre autres sources et notre propre expertise, sur des informations provenant d'organisations fiables comme l'UNFPA, ONU Femmes, etc.
Aidgbvbot utilise les technologies d'IA (intelligence artificielle), de ML (machine learning) et de NLP (traitement du langage naturel) pour avoir des conversations de type humain avec les utilisateurs.
Grâce à ces technologies, Aidgbvbot peut répondre à des questions, faire des recommandations, fournir une assistance et tenir des conversations. Il utilise le NLP pour comprendre le sens de ce que vous dites, y compris le contexte, afin de vous donner des réponses aussi précises et pertinentes que possible.
Vous utilisez Aidgbvbot de manière anonyme : nous n'avons pas besoin de vos données personnelles. Nous encourageons toujours les utilisateurs à ne pas partager d'informations personnelles sur eux-mêmes ou sur d'autres personnes.
Nous stockons uniquement des données conversationnelles anonymes, conservées pendant 6 à 12 mois, qui nous permettent d'améliorer nos services et de former des professionnels. Nous ne stockons pas d'informations personnelles identifiantes.
Bien qu'Aidgbvbot puisse fournir des conversations de soutien et des conseils, il n'est pas conçu pour remplacer une assistance professionnelle. Aidgbvbot est capable d'apporter des éclairages et des informations, mais nous recommandons de contacter des professionnels pour un soutien plus complet.
Dans le but de s'assurer que le chatbot fournit des informations fiables et sélectionnées par des professionnels, Aidgbvbot s'appuie sur les contenus validés du site AidGBV. Pour cette raison, le chatbot n'est pas en mesure de proposer des liens vers des sites web qui ne sont pas référencés sur AidGBV.
Nous nous efforçons de rendre toujours plus complètes les ressources du site AidGBV.
Dans la première phase, le chatbot a été construit principalement en tenant compte des besoins des victimes, des auteurs et de leurs proches. Nous offrons aux professionnels un service personnalisé construit pour répondre à leurs besoins.
Si vous souhaitez utiliser notre service en tant que professionnel·le, veuillez contacter : contact@colibri-cric.org.
Le chatbot n'en est qu'à ses débuts et il est constamment amélioré en fonction des retours que nous recevons. Le chatbot est un robot et ne peut pas comprendre comme les humains : il s'améliore sur la base des conversations que les humains ont avec lui.
Le chatbot est conçu pour soutenir les services existants, non pour les remplacer. Les informations du site web et du chatbot fournissent des informations et des conseils, mais elles ne sont pas exhaustives. Nous ajoutons des informations en fonction des commentaires que nous recevons.
Identifier les violences peut être une tâche ardue et déroutante. Le coffre-fort numérique est un espace sécurisé, chiffré et privé où vous pouvez stocker des documents importants — certificats médicaux, captures d'écran, photos, notes, enregistrements audio et vidéo.
Un accès sécurisé et privé. Vous créez votre coffre-fort depuis la page Espace sécurisé avec une adresse e-mail et un mot de passe de votre choix. Vos contenus sont chiffrés directement dans votre navigateur avant tout envoi : nos serveurs ne stockent que des données illisibles.
Protection par mot de passe. Votre coffre-fort est protégé par un mot de passe fort de votre choix. Vous pouvez également définir une image de récupération qui vous permet de retrouver votre mot de passe en cas d'oubli — conservez précieusement ce fichier image exact.
Discrétion. Un mode camouflage transforme instantanément la page en site de recettes de cuisine, et un bouton de sortie rapide (ou trois appuis sur la touche Échap) vous redirige immédiatement vers un site neutre. Pour une discrétion totale, nous vous recommandons d'utiliser la navigation privée de votre navigateur, qui n'enregistre pas l'historique.
Vous gardez toujours le contrôle. Vos fichiers sont protégés par un chiffrement avancé (AES-256) : personne d'autre ne peut les voir. Vous décidez quand et comment récupérer vos documents — y compris en téléchargeant tout votre coffre-fort en une seule archive. Si vous avez besoin d'aide ou d'une protection juridique, vos fichiers seront en sécurité, organisés et facilement accessibles. AidGBV vous offre un espace sécurisé ; vous gardez le contrôle de la suite.
Votre coffre-fort numérique vous aide à organiser, stocker et protéger vos documents en toute sécurité. Vous pouvez notamment y sauvegarder :
Chaque expérience est différente. Discutez avec Aidgbvbot des différents signes de violence si vous ne savez pas ce qui constitue une violence.
Consigner les incidents — qu'ils soient physiques, sexuels, émotionnels, financiers ou psychologiques — peut vous aider à porter un regard plus objectif sur vos expériences, à identifier des schémas et à renforcer votre confiance en votre propre point de vue.
Même si vous n'en avez pas besoin maintenant, vous pourriez un jour regretter de ne pas avoir documenté les abus subis. Bien que les systèmes juridiques varient, disposer de documents structurés et horodatés peut constituer un point de départ important si vous en avez besoin.
Le coffre-fort numérique est là pour vous aider à documenter et à préserver vos expériences de manière à ce que vous gardiez le contrôle de vos informations et de vos prochaines étapes.
Chaque expérience est différente. Il est important de commencer à noter ce qui vous semble anormal, par précaution. La devise d'AidGBV : mieux vaut prévenir que guérir. Voici quelques conseils initiaux :
Blessures — Demandez à une personne de confiance (ami·e, personnel hospitalier…) de prendre des photos de toutes les blessures visibles. Veillez à ce que les photos soient bien éclairées et montrent clairement que les blessures se trouvent sur votre corps (en incluant votre visage, en les prenant dans un miroir…). Assurez-vous que les photos comportent une date et une heure.
Messages — Faites des captures d'écran de tous les messages de harcèlement reçus par e-mail, SMS ou réseaux sociaux : aveux de violence, jalousie extrême, tentatives de contrôle, menaces, photos envoyées sans votre consentement. Si vous pensez que la personne risque de supprimer les messages, conservez-en une copie, y compris les en-têtes d'e-mail pour le contexte.
Cyberharcèlement — Prenez des captures d'écran du contenu abusif. En cas de tentatives de connexion inhabituelles ou de publications non autorisées, capturez ces activités et les e-mails d'alerte de sécurité, et pensez à modifier vos mots de passe. Utilisez des fonctionnalités comme « Télécharger vos informations » de Facebook pour sauvegarder le contenu pertinent.
Entrées de journal — Décrivez l'incident en nommant les personnes impliquées et leur rôle. Précisez la date, l'heure, le déroulement des faits, vos ressentis et le lieu. Donnez autant de détails que possible.
Documents officiels — Si vous consultez un médecin pour des blessures, demandez-lui de consigner la cause de la blessure (idéalement avec le nom de l'agresseur) et obtenez des copies de tous les examens, radiographies et rapports médicaux. Si la police intervient, demandez une copie des rapports.
Enregistrements vocaux — Si votre agresseur vous envoie des messages vocaux de harcèlement, ou si vous avez des enregistrements d'épisodes de violence, sauvegardez-les dans votre coffre-fort en notant la date et l'heure de chaque message.
Dommages matériels — Photographiez les vêtements déchirés, objets brisés, trous dans les murs, objets utilisés pour vous menacer, et tout dommage causé à vos biens. Indiquez toujours la date et l'heure.
Vous seul·e y avez accès. Personne d'autre — pas même l'équipe AidGBV — ne peut accéder à vos fichiers. Vos contenus sont chiffrés dans votre navigateur avant d'être envoyés, et la clé de déchiffrement (dérivée de votre mot de passe) ne quitte jamais votre appareil.
Vous gardez le contrôle total de vos informations et vos fichiers restent chiffrés en permanence. Vous décidez si, quand et comment les utiliser, car votre sécurité et votre confidentialité sont notre priorité.
Important : c'est aussi pour cela que personne ne peut récupérer vos données si vous perdez à la fois votre mot de passe et votre image de récupération — conservez-les précieusement.
La ligne d'écoute AidGBV est une ligne d'écoute locale destinée aux victimes de violences : une équipe de professionnel·les (écoutant·es) vous répondra et vous apportera une écoute bienveillante, empathique et sans jugement.
Non, ce n'est pas un numéro d'urgence. Si vous êtes en danger immédiat, appelez les numéros d'urgence :
La ligne d'écoute AidGBV remplit trois missions : l'écoute téléphonique, l'orientation et l'information aux victimes, aux auteurs, à leur entourage ainsi qu'à toute personne confrontée à titre privé ou professionnel à la problématique des VBG.
Malheureusement, il peut arriver que vous ne receviez pas l'aide dont vous avez besoin. Il est important de se rappeler que les professionnels sont des êtres humains et qu'ils peuvent commettre des erreurs. Tous n'ont pas reçu la formation adéquate pour faire face aux violences basées sur le genre.
Il est compréhensible qu'il soit alors très difficile de persister dans la recherche de soutien. Cependant, il est essentiel de savoir que tout le monde a le droit de recevoir de l'aide — alors continuez. Vous pouvez contacter des institutions et organisations qui offrent des conseils juridiques et savent comment vous aider. Notre carte des structures référencées peut vous y aider.
Le violentomètre est un outil qui permet de « mesurer » si une relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. Il vous pose 23 situations, réparties en trois zones : les cas où la relation est saine, les cas où il y a déjà de la violence (vigilance), et les cas de danger où il faut se protéger et demander de l'aide.
Bien qu'il ait été conçu au départ pour les jeunes femmes, il s'adresse à toutes et tous, quel que soit l'âge ou le genre. Le contenu des 23 situations est repris à l'identique de l'outil de référence conçu par le Centre Hubertine Auclert, les Observatoires des violences de Paris et de Seine-Saint-Denis, et l'association En Avant Toute(s) — seules les ressources d'aide proposées à la fin ont été adaptées au Cameroun.
Non, jamais. Le test se déroule entièrement dans votre navigateur : aucune réponse individuelle n'est envoyée ni stockée sur nos serveurs. Vous êtes la seule personne à voir votre résultat. Un bouton « Sortie rapide » reste disponible à tout moment si vous n'êtes pas seul·e.
La cartographie interactive a été conçue pour faciliter l'orientation des personnes victimes de violences vers les structures d'aide et associations spécialisées au Cameroun et au-delà.
Cet outil s'adresse aux personnes victimes de violences, à leurs proches, ainsi qu'aux professionnel·les. Il permet d'identifier et de localiser les structures d'aide et associations spécialisées qui proposent une réponse adaptée au regard des violences vécues.
Une recherche spécifique peut être faite par type de violences, par modalité d'accompagnement ou par zone géographique. Vous y trouverez également les numéros d'aide et dispositifs d'écoute nationaux.
Les numéros d'urgence sont gratuits et peuvent être composés à partir d'un téléphone fixe ou portable, même bloqué et sans crédit. Ils donnent aux victimes la possibilité d'obtenir des conseils de manière anonyme, compétente et sûre à tout moment. Vous pouvez demander à être rappelé·e.
Si vous êtes victime ou témoin de violences, précisez-le dès le début de l'appel. Préparez vos réponses aux questions suivantes :
Contactez-nous, ou aidez-nous à améliorer AidGBV en partageant votre expérience — vos réponses restent anonymes et confidentielles.
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